Les systèmes informatiques pour les jeux Olympiques d'hiver de Turin 2006, qui s'ouvrent le 10 février, ont passé avec succès la première série d'essais techniques et sont prêts, affirme le groupe français de services informatiques Atos Origin, détenteur du contrat avec le Comité international Olympique (CIO).
Le logo des Jeux [© AFP]
TURIN (AFP) - "Aujourd'hui, les jeux Olympiques ne pourraient pas avoir lieu sans la technologie", constate Claude Philipps, directeur du programme JO d'hiver chez Atos, qui a supervisé les 235 professionnels qui ont validé les systèmes au cours de 100.000 heures de tests.
Il énumère les contraintes pesant sur "des systèmes informatiques qui doivent cracher des résultats dans les millisecondes après que l'athlète a franchi la ligne, effectuer les milliers de calculs nécessaires pour connaître les résultats, par exemple dans le biathlon".
"Le système doit aussi diffuser ces résultats sur des milliers de machines, dont plusieurs dizaines de très gros sites internet et des téléphones portables, le tout sans aucune panne, et sans risque de piratage", ajoute-t-il.
Durant les derniers essais, 229 scénarios ont été testés, incluant pannes matérielles, problèmes de sécurité des informations (par exemple violation des ports de sécurité ou attaque de virus), pannes de courant, problèmes liés au personnel (employés en retard en raison de routes enneigées, sur 48 sites), problèmes durant les compétitions sportives (disqualification ou remplacement d'athlètes), report de certaines compétitions.
Une seconde et ultime phase d'essais techniques aura lieu du 12 au 16 décembre.
Pour Atos, les JO sont une vitrine de la capacité du groupe à monter des systèmes au plus haut degré de fiabilité, et le groupe a déjà fait visiter ses réalisations à plusieurs centaines de clients, actuels ou potentiels.
"Nous avons su sécuriser les jeux Olympiques d'Athènes, et cela nous a permis de convaincre des banques de nous confier leurs systèmes informatiques, hautement sensibles", explique Patrick Adiba, vice-président d'Atos et patron de la division "Major Events".
C'est cette division qui, après les graves difficultés rencontrées par les systèmes d'IBM lors des JO d'Atlanta en 1996, a en charge le contrat d'Atos Origin avec le CIO. Celui-ci couvre, après les Jeux de Salt Lake City en 2002 et d'Athènes en 2004, ceux de Turin en 2006, Pékin en 2008, Vancouver en 2010 et Londres en 2012.
La division "Major Events" fournit également les systèmes d'information de nombreux autres grands événements, comme le récent Sommet mondial de Tunis sur la société de l'information, le Mondial de football ou les Jeux universitaires de Turquie.
"C'est un marché en forte croissance, et assez profitable", dit M. Adiba, sans plus de précision. Atos Origin s'est engagé à ne pas divulguer le montant de son contrat pour les JO, dont il est également sponsor.
"Ce ne sont pas des activités de très haute technologie, nous n'employons que des logiciels et systèmes abondamment éprouvés, par exemple les logiciels pour Turin n'emploient même pas Windows XP, mais en sont encore à Windows 2000", dit M. Philipps. Il souligne qu'Atos installe jusqu'à quatre niveaux de fonctionnement en parallèle pour minimiser les risques de panne.
Atos doit aussi coordonner le travail des 15 partenaires, comme Panasonic, Omega ou le Chinois Lenovo, qui fournit les ordinateurs. Le groupe français a aussi en charge la diffusion des rapports avec les temps intermédiaires, une quinzaine par épreuve: lors des JO d'Athènes, 60 millions de pages ont été imprimées.
Source: http://fr.bluewin.ch/magazine/index.php/multimedia/actu_article/051130204115.zwssatuo/
JO-2006:_les_systemes_informatiques_prets,_apres_100.000_heures_de_tests
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